HISTOIRE DE LA PAROISSE

La paroisse de la Sainte-Famille, fondée en décembre 1987, fête son 25e anniversaire en 2012. L'histoire de la paroisse nous fait prendre conscience du cheminement qu’a suivi la communauté chrétienne francophone de la région pour obtenir, malgré les obstacles, un milieu de vie propice à l'engagement de sa foi. En effet, cette communauté francophone aura vécu un parcours parsemé de défis, de succès et d’espoir.
  • Contexte

    La paroisse de la Sainte-Famille est située à Mississauga et dessert toute la région de Peel. Cette région s'est développée très rapidement depuis les dernières décennies.

    Dès 1968, plusieurs villages de la région se fusionnent pour former les villes de Mississauga et Brampton. De nos jours, la population de Mississauga dépasse les 738 000, ce qui la place au 6e rang des villes canadiennes après Toronto, Montréal, Calgary, Ottawa et Edmonton. Quant à la ville de Brampton, elle compte plus de 450 000 personnes, ce qui la place au 11e rang des villes canadiennes.

    Dans les années 1960, on retrouve quelques catholiques francophones à travers le territoire, et ces derniers fréquentent les paroisses anglophones établies dans les différentes localités. Au fil des ans, de nombreux autres francophones venant de partout décident de s’y installer. Cette croissance dans la région s'explique en partie par le contexte politique du Québec et du Canada depuis les années 1970. D'une part, un grand nombre de compagnies délocalisent leur siège social ou leurs activités manufacturières du Québec vers l’Ontario, dont plusieurs dans la région de Peel. D'autre part, la politique d'immigration du Canada permet une augmentation progressive du nombre d'immigrants originaires de pays dont le français est leur langue maternelle ou langue seconde.

    Parallèlement, une population francophone du nord de l'Ontario et des provinces de l'Est vient s'établir suite à l'offre d'emplois dans la région, y compris les postes dans les nouvelles écoles de langue française.

    Aujourd'hui, la paroisse de la Sainte-Famille rassemble une communauté chrétienne d'expression française dynamique et fière de sa diversité culturelle.

  • Nos premiers pas

    Vers 1968, des francophones se regroupent déjà dans la région sous le nom de Club à la Claire Fontaine et organisent des activités sportives, sociales et culturelles en français. Ce groupe demande l’établissement d’une école élémentaire de langue française à Mississauga et, le 13 août 1973, le journal Courrier Sud rapporte que le Conseil scolaire des écoles séparées de Dufferin-Peel a approuvé l’instauration de cours aux niveaux des 6e, 7e et 8e années et ce, dès la rentrée scolaire. Ces élèves partagent les locaux de l’école anglophone John XXIII sur la rue McBride dans le quartier Erindale.

    C’est à partir de ce petit noyau d’élèves que naît la toute première école de langue française de la région appelée école René-Lamoureux, en hommage au père René Lamoureux o.m.i., premier directeur de l’École de pédagogie francophone créée en 1923 par l’Université d’Ottawa, et qui a beaucoup fait pour promouvoir l’éducation en français dans la province.

    L’histoire de la paroisse se déroule en parallèle avec la création des écoles catholiques de langue française de la région. En 1974, le directeur de l’école demande à l’abbé Justin Desroches de célébrer la messe le dimanche. C’est ainsi qu’un petit nombre de francophones commence à se rassembler deux fois par mois à l’église Sts. Martha and Mary, une jeune paroisse anglophone fondée en 1969, située dans la rue Burnhamthorpe, à l’est de la ville. L’édifice a plusieurs fonctions : elle sert de lieu de culte les fins de semaine, et de grande salle durant la semaine. L’abbé Justin Desroches y assure la célébration eucharistique le dimanche.

    Avant son départ en 1976, l’abbé Desroches contacte Mgr Thomas B. Fulton, évêque auxiliaire, pour s’assurer d’un suivi aux messes du dimanche déjà en place. C'est alors que l’archevêque Mgr Philip F. Pocock acquiesce à la demande des paroissiens et paroissiennes et permet l’établissement d'une mission. Mgr Fulton demande ainsi au père Louis Gay de l’Ordre des prédicateurs (O.P.) de prendre la relève et de fonder la mission René-Lamoureux.

    Après le départ de l’abbé Desroches en 1976, le père Louis Gay préside alors les célébrations religieuses à l’école Mary Fix. La nouvelle école René-Lamoureux ouvre ses portes dans les nouveaux locaux en septembre 1978 sur le boulevard Meadows, et le père Gay y déménage la mission. C’est là que ce dernier, soutenu par de généreux bénévoles, dessert la communauté francophone de la mission René-Lamoureux de 1976 à 1989.

  • Une communauté en développement

    Suite à la demande des citoyens francophones, les conseils scolaires de l’Ontario créent des classes ou des écoles de langue française là où le nombre le justifie. Plusieurs francophones s’installent à Brampton et obtiennent une école élémentaire en 1978, à laquelle ils donnent le nom de Sainte-Jeanne-d’Arc. En 1982, la permission d’y célébrer la messe dominicale leur est accordée.

    Le père Joseph Sablé, dont la présence a marqué les fidèles, célèbre la messe du dimanche et administre les sacrements. Durant la semaine, il enseigne au collège Saint-Michael à l'Université de Toronto.

    Quand les pères Gay ou Sablé doivent s’absenter, ils demandent aux pères Robert Pelchat et Jacques Morin, ainsi qu’au père Edward Jackman O.P. de les remplacer. Le père Jackman est souvent venu célébrer la messe pendant une courte absence des curés de la paroisse.

    Mississauga connaît toujours une forte croissance, et plusieurs arrivants choisissent de s’établir dans les nouveaux lotissements construits à l’ouest de la ville. La population francophone augmente au point où le nombre croissant d’élèves amène l’ouverture d’une troisième école à l’ouest de Mississauga en 1986. L’école Saint-Jean-Baptiste voit ainsi le jour. Là aussi, une messe est dite le dimanche.

    La communauté chrétienne s’accroît et grandit dans la foi grâce aux célébrations qui se font dans les trois écoles, ainsi qu’aux efforts déployés par les directions et le personnel enseignant pour préparer les jeunes aux sacrements.

  • Une page d’histoire est tournée

    En 1987, constatant le grand essor de la communauté ainsi que la persévérance de ses membres, Son Éminence le Cardinal Carter donne à la mission René-Lamoureux le statut de paroisse afin de mieux desservir les catholiques francophones de la région de Peel. La paroisse couvre un très grand territoire en vue de répondre aux besoins des francophones dispersés sur toute la région.

    Le 27 septembre de la même année, un sondage est effectué auprès des trois communautés afin de choisir le nom de la paroisse. Des six noms proposés, c’est celui de Sainte-Famille qui est retenu et communiqué à l'évêque auxiliaire Mgr Wall. Lors de leur réunion du 29 septembre 1987, le Cardinal, l'archevêque et les évêques auxiliaires acceptent le nom de Sainte-Famille pour la paroisse.

    La responsabilité de cette paroisse est alors confiée à l’abbé Viateur Laurin qui en devient son premier curé. Mgr. Pearse Lacey lui confère tous les pouvoirs sacramentaux et administratifs que cette affectation comporte.

    La paroisse est née, mais il reste encore bien du chemin à faire pour affirmer son existence.

    Le privilège d’avoir une paroisse établie entraîne une responsabilité financière pour ses membres. En effet, alors que les prêtres qui ont assuré les célébrations des messes le dimanche et aux fêtes liturgiques à la mission René-Lamoureux ont été rémunérés par un autre ministère, le curé doit maintenant pouvoir vivre avec les seuls revenus de la paroisse. C’est le commencement du défi pour assurer sa stabilité financière. et voir à l’achat d’un terrain approprié pour la construction du lieu de culte.

    De plus, la paroisse doit pourvoir au logement de son curé, l’abbé Laurin. La décision est donc prise d’acheter une maison, et l’abbé Laurin est le premier à habiter la résidence au 62, rue Daffodil à Brampton. Alors que des membres de la communauté donnent de leur temps pour préparer la maison, d’autres offrent le mobilier nécessaire. Une petite chapelle installée au sous-sol permet à l’abbé Laurin d’y célébrer la messe.

    Le père Louis Gay, assistant-curé, continue à se dévouer à René-Lamoureux tandis que l’abbé Laurin, avec l’aide du diacre Jacques Hall, célèbre la messe le samedi à Saint-Jean-Baptiste et le dimanche à Sainte-Jeanne-d’Arc. De plus, il assure l’administration des sacrements aux deux écoles ainsi que le soutien spirituel aux membres de la nouvelle paroisse.

    En juin 1989, l’abbé Laurin est nommé assistant-curé à Sainte-Anne de Penetanguishene et l’abbé Justin Desroches est nommé curé de la paroisse Sainte-Famille. Quant au père Gay, il continue les célébrations à René-Lamoureux jusqu’à ce qu’il prenne sa retraite quatre mois plus tard, en octobre 1989.

  • Se retrouver sous un même toit

    Pour l’abbé Desroches maintenant seul, assurer le service dominical aux trois écoles et le soutien spirituel à la communauté qui augmente sans cesse est une tâche exigeante. C’est donc appuyé par un groupe de paroissiens et paroissiennes, qu’il obtient du diocèse la permission de louer des locaux situés au centre de la région de Peel en vue d’y installer le nouveau Centre liturgique. La paroisse emménage au 256, chemin Britannia, à environ 15 minutes de route des trois écoles.

    Nous sommes en décembre 1990, et de nombreux bénévoles aident à l’organisation du Centre pour monter la crèche et décorer l’arbre de Noël. L’autel et l’ambon, qui sont d’ailleurs en usage encore aujourd’hui, sont le fruit du travail d’un paroissien et de son fils. Enfin tout est prêt pour le 22 décembre, date de la première messe célébrée au Centre liturgique de Sainte-Famille. Quelques mois plus tard, le cardinal Ambrozic vient célébrer la messe, bénir le Centre et consacrer l’autel. Les paroissiens et paroissiennes peuvent être fiers du travail accompli !

    Les trois communautés ainsi regroupées célèbrent maintenant les sacrements de baptême, de première communion et de confirmation dans un seul et même lieu. Ce rassemblement donne un nouvel élan à cette jeune paroisse et permet aux paroissiens et aux paroissiennes de vivre pleinement leur foi.

  • Organisation de la paroisse

    Tout en ayant franchi une étape importante, il n’en demeure pas moins qu’une des principales préoccupations de la paroisse est de se procurer des revenus pour payer les dépenses encourues pour l’entretien du Centre liturgique ainsi que le logement et tous les frais du curé. Les collectes du dimanche et en grande partie les recettes du bingo, du tournoi de golf et de quelques autres activités sociales permettent de s’acquitter de ces obligations financières. Les bénévoles assurent le bon fonctionnement des services paroissiaux, y compris le secrétariat et la comptabilité.

    Après Vatican II, l’Église encourage les laïcs à prendre une part plus active dans la vie de leur communauté chrétienne. C’est ainsi que naissent les ministères de la pastorale et que les différents comités poursuivent leurs activités. Depuis les débuts de la mission René-Lamoureux, les paroissiens et paroissiennes de Sainte-Famille utilisent leurs talents et leur temps pour stimuler la vie paroissiale. Le scoutisme est, par exemple, très vite mis sur pied pour aider à l’épanouissement des jeunes.

    Au Centre liturgique, il y a la formation d’un conseil pastoral pour assister le curé et soutenir les divers comités établis. Le dynamisme de la paroisse repose en partie sur l’engagement des bénévoles qui assurent l’accueil aux fidèles à chaque messe, ainsi que l’animation et la coordination des messes des samedi et dimanche. Il y a des chorales pour chaque messe, une liturgie des enfants d’âge préscolaire à la messe de 10 h, un comité pour la manutention de la collecte, et un responsable de la formation des enfants de chœur. Plusieurs bénévoles reçoivent aussi une formation pour aider le curé à la préparation des catéchumènes ainsi qu’à la préparation des sacrements de baptême, de première communion, de réconciliation et de mariage.

  • Saisir l’occasion de réaliser le rêve d’avoir une église

    En 1994, la section de langue française du conseil scolaire catholique de Dufferin et Peel invite la paroisse de la Sainte-Famille à devenir partenaire du projet d’un centre francophone qui regroupe une école secondaire, un centre communautaire et une église. Le Cercle de l’Amitié, fondé à Brampton en 1973 pour organiser des activités sportives, sociales et culturelles en français, reçoit la même invitation. Plusieurs des paroissiens de Brampton sont également membres du Cercle de l’Amitié.

    Après de nombreuses rencontres, pourparlers et démarches auprès des différents intervenants, la communauté donne le mandat au comité directeur de poursuivre la mise en œuvre du projet. Des demandes de financement officielles sont présentées à plusieurs bailleurs de fonds. Les conditions de financement sont approuvées de part et d'autre en février 1995, les plans vont de l’avant et le Conseil scolaire fait l’achat du terrain pour le futur centre. C’est au cours de la deuxième assemblée publique tenue en juin 1995 que le nom Centre scolaire communautaire Notre Place est choisi.

  • Retour temporaire à René-Lamoureux

    C’est à ce moment que les paroissiens doivent accepter un retour au gymnase de l'école René-Lamoureux pour les différentes célébrations religieuses afin de réduire les dépenses et réunir les fonds nécessaires pour financer la construction de l’église. Malheureusement, ce retour à l'école René-Lamoureux amène une baisse dans la fréquentation de l’église, à cause de la distance pour de nombreux paroissiens et paroissiennes.

    Les fidèles redoublent alors de ferveur pour faire des levées de fonds, et la générosité des gens est remarquable. L’abbé Desroches et des membres de la paroisse soumettent une demande d’emprunt à l’évêché. L’économie réalisée par le retour à René-Lamoureux pour les célébrations liturgiques, les nombreuses collectes et les dons, assurent les bases pour l’obtention de l’emprunt préautorisé de l’évêché.

  • Impasse

    Le ministère de l’Éducation de l’Ontario déclare un moratoire sur les nouvelles écoles en mars 1996. Ceci remet en question le projet Notre Place qui doit abriter l’école secondaire, le centre communautaire et l’église. La communauté francophone se mobilise donc et manifeste contre le moratoire sur la construction des écoles et appuie le conseil scolaire dans ses démarches. Un excellent avocat plaide devant les tribunaux les droits en éducation des francophones, sous l’égide de la Charte des droits et libertés. La cause est gagnée et la Cour ordonne alors au Ministère de débloquer les fonds nécessaires à la construction de l’école Sainte-Famille, et par ce fait même, celle du centre scolaire communautaire Notre Place. Le chantier de ce grand édifice démarre enfin et la construction prend son élan.

    Pendant les travaux, la vie communautaire de la paroisse de la Sainte-Famille à René-Lamoureux reste bien active. Les rencontres et les actions de l’abbé Desroches et des nombreux bénévoles se poursuivent et, plus particulièrement, les efforts de collectes de fonds. Simultanément, tout est mis en place pour assurer le déménagement à la nouvelle église.

  • Enfin un lieu propice !

    Les étudiants de l’école secondaire entrent dans leurs nouvelles classes en septembre 1997, l’école ayant occupé des locaux temporaires depuis ses débuts en 1989. L’ouverture officielle du Centre Notre Place se déroule le 25 octobre 1997, regroupant ainsi l’école Sainte-Famille, le centre communautaire du Cercle de l’Amitié et l’église de la Sainte-Famille sous un même toit.

    En janvier 1998, Mgr Terrence Prendergast préside à la liturgie et à la bénédiction de l’église. C’est une cérémonie très touchante pour tous ceux et celles qui sont présents. La communauté entière s’unit dans la joie aux chants d’action de grâce qui résonnent pour célébrer ce lieu central pour les francophones catholiques de la région de Peel. Il y règne une ambiance de fête; les catholiques francophones ont enfin leur propre église.

  • Période d’adaptation

    Cependant, tout n’est pas acquis. L’établissement d’un partenariat ne va pas sans présenter des défis, et les premières années fournissent l’occasion aux trois partenaires d’apprendre à travailler ensemble en vue de bâtir une association solide et durable.

    De son côté, la paroisse continue à desservir les écoles de langue française et à assurer l’animation spirituelle de la communauté catholique francophone de Peel. Il faut aussi planifier l’acquittement graduel du prêt hypothécaire de la paroisse et augmenter le nombre de paroissiens. Il va sans dire que la paroisse vit une nouvelle phase de son développement. Toutefois le défi reste de taille la jeune paroisse saura-t-elle le relever?Les années passent, et le curé ainsi que les membres des différents comités font preuve d’ingéniosité pour générer des revenus supplémentaires. Les efforts se poursuivent de part et d’autre pour stabiliser la situation tout en encourageant le dynamisme du groupe. Les bénévoles s’engagent dans les ministères de pastorale afin de soutenir leur curé du mieux possible.

  • Le défi de survie d’une communauté transitoire

    Tout compte fait, les dépenses de la paroisse sont trop élevées pour les revenus. Le loyer que l’église doit remettre au conseil scolaire constitue une dépense importante; l’hypothèque pour l'église et la résidence doit être remboursée, et le bingo qui fournissait auparavant une part des revenus n’est plus permis.

    De plus, la population francophone de la région de Peel est une population transitoire, car beaucoup de couples y viennent travailler quelques années et repartent. La population des premières heures est vieillissante, certains de leurs enfants déjà adultes font leur vie ailleurs. Quand l'heure de la retraite sonne, des aînés retournent dans leur province ou leur pays d’origine, pendant que d’autres vivent dans des foyers et ne peuvent se déplacer. Le nombre de paroissiens fluctue beaucoup, et le taux d’inscriptions augmente peu. Malgré les nombreux efforts fournis pour faire des collectes de fonds, la paroisse se retrouve dans une situation financière fort difficile.

    En mai 2003, l’abbé Desroches quitte pour ouvrir une mission à Aurora. Son départ est un défi de plus à relever. Une fête est organisée pour célébrer tout ce qu’il a fait et le remercier de ses 14 ans de dévouement auprès de la communauté.

  • Regain de vie

    C’est ainsi qu’en 2003, père Antoine Badr de l’Ordre Antonin Maronite est nommé curé de la paroisse de la Sainte-Famille et en prend la direction. En collaboration avec les paroissiens, il s’apprête à relever les défis reliés au développement de la paroisse et leur redonne le courage de poursuivre leurs efforts afin d’améliorer la situation financière difficile. Le père Badr est bien décidé avec l’aide de la communauté à surmonter les problèmes. Son attitude et son leitmotiv sont et demeurent « Dieu y pourvoira ».

    Les nouveaux arrivants que la paroisse accueille sont de plus en plus nombreux, et très vite ils se mettent au service de la communauté. Les différents comités et ministères de la pastorale, bien servis par des bénévoles anciens et nouveaux, redonnent un nouvel élan à la vie de la paroisse. En plus des musiciens et chanteurs de la première heure qui continuent fidèlement à participer, une nouvelle chorale d’adultes et de jeunes ravive la célébration du samedi et de certaines fêtes. Récemment, un groupe s'est formé et partage l'animation à une messe du dimanche. Pour ajouter à la joie d'avoir des messes bien animées, la chorale des jeunes entonne des hymnes à la messe certains dimanches. En outre, un plus grand nombre de jeunes familles assistent aux messes. Conséquemment, la paroisse vit un regain de vitalité, presque une renaissance.

    Le père Antoine n’en finit plus de baptiser avec un large sourire. De plus, il visite les trois écoles élémentaires et la quatrième qui vient s’ajouter en 2005, l’école Ange-Gabriel construite sur le terrain adjacent au Centre Notre Place. Ainsi le nombre de premières communions, de paroissiens et paroissiennes ne cesse d‘augmenter.

    De 2008 à juin 2011, la paroisse bénéficie de la présence du père Ziad Maatouk, jeune prêtre maronite qui vient appuyer le père Antoine à la préparation et à l’administration des sacrements ainsi qu’à la célébration des messes. Lui aussi apporte un brin de fraîcheur par son jeune âge et stimule l’engagement de tous. Le père Ziad est maintenant curé de la paroisse Saint-Louis de France à North York.

  • Oui, Dieu y a pourvu!

    2012 nous voit commémorer le 25e anniversaire de la fondation de la paroisse de la Sainte-Famille qui reste grande ouverte pour accueillir la communauté francophone et continuer à répondre à ses besoins spirituels. Elle contribue au maintien d’une identité francophone, facilite la rencontre de différents groupes culturels et permet aux paroissiens et aux paroissiennes de s’ouvrir davantage aux attentes de la mondialisation.

    La paroisse est florissante et dynamique et s’en va vers un épanouissement qui ne pourra qu’éclater en un nombre grandissant de paroissiens et de paroissiennes francophones.
Longue vie à la paroisse de la Sainte-Famille !

Cette histoire a été élaborée en date du 31 décembre 2011 dans le cadre du 25 e anniversaire de la paroisse de la Sainte-Famille.